La vie, soi et les autres

12 février 2019

A quoi servent les coups durs ?

Lorsqu'une situation semble aller à l'encontre de ce que je croyais vouloir voir survenir dans ma vie, j'ai eu tendance à le prendre personnellement. Si cela m'arrive à moi et pas à quelqu'un d'autre, c'est que je suis visée. J'aurai pu être prise pour cible pour recevoir un bienfait, mais non, il a fallu que ce soit un méfait...

Quel affront ! Qui suis-je, qu'ai-je fait pour mériter cela ?! Je ne suis pas parfaite mais je ne suis pas la seule ! Combien de personnes commettent plus de mauvaises actions que moi et ne subissent pas ce que je suis obligée de vivre pour continuer d'exister ?!

Comment puis-je changer cela ? Comment puis-je revenir en arrière ? Comment puis-je tout arranger ?

Certainement qu'il y a un phénomène naturel à envisager la situation sous cet angle et pourtant il est possible de choisir différemment.

Souvent, on ne le voit pas, on est placé sous un angle qui ne permet pas d'en être conscient. On regarde autour, au-dessus, en dessous de nous mais pas à l'intérieur. Comment cette situation pourrait-elle être en lien avec ce qui se trouve à l'intérieur de moi ? Es-tu en train de me dire que je suis fautive ?! Es-tu en train de me dire que je suis responsable ?!

Cette situation m'apparaît si intolérable, comment peux-tu me dire que c'est de ma faute si mon enfant est mort, si je n'ai plus d'emploi, si ma femme m'a quitté, si ma maison a brûlé, si mes vacances sont tombées à l'eau, si j'ai perdu tout ce que j'avais, si j'ai été agressé, volé, manipulé, etc... ?!

Je sais que le concept de faute est communément employé et qu'il est censé renvoyer à quelque chose de réel mais pour ma part, je n'y crois pas. Je crois en la responsabilité. Je crois que la faute existe que parce qu'en utilisant la notion, individuellement nous lui permettons de signifier quelque chose. Qu'est-ce que serait une faute ? Sur dictionnaire-jurdique.com, elle "est l'action volontaire ou non, ou encore l'omission qui porte atteinte au droit d'autrui en lui causant un dommage."

Je pourrai m'employer à décortiquer toutes les notions couvertes par le concept de faute afin d'en préciser la portée mais je pense qu'avec cette simple phrase, le sens global est suffisant pour percevoir que la notion de faute est lourde et fataliste. La faute peut être involontaire. Ainsi, alors que j'ai tendance à prendre personnellement les coups durs, il apparaît que lorsque c'est survenu, ce n'était même pas moi qui était visée...alors pourquoi moi ?! Que faire de cela ?!

La notion de faute induit presque que de ce qu'il s'est passé, il faut effacer quelque chose. Cette chose n'aurait pas dû se produire. Cette situation est le résultat d'une faute qui doit être annulé par son auteur.

J'entends que cette positition puisse sembler légitime, pour autant je crois qu'une vérité plus vaste englobe ce point de vue qui disparaît dans l'image qu'elle propose. La responsabilité, dans son sens juridique, oblige à réparer en aval les conséquences d'une action ou omission d'action survenues en amont. 

Or, à mon sens, comme la notion de faute, la notion de responsabilité dans son sens juridique revient à priver l'individu de sa propre responsabilité et donc de son pouvoir personnel. En effet, exercer une action en justice, par exemple, c'est faire preuve de l'usage de son pouvoir personnel, mais en réalité pas tant que ça. L'action en justice vise reconnaître un dommage et un préjudice factuel, ainsi comment continuer de vivre en se disant " la vie continue, ça ne m'empêche pas d'avancer" et "ah, j'ai subi un dommage et je subis un préjudice, j'espère que ce sera vite réglé pour essayer de reprendre une vie normale" ?!

Ainsi, quand bien même des actions ou ommissions d'action peuvent être reprochées à quelqu'un, il n'en reste pas moins que la vie continue en y incluant la survenance de ce fâcheux coup dur. Que faire de cela ? Dois-je patienter le temps que les institutions me rende justice ? Et si ça n'arrive pas ? S'il n'y a personne à qui imputer ni faute ni responsabilité ?

Est-ce que je me retrouve démunie ? Est-ce que ma vie va pouvoir de nouveau avoir un sens ? Où est-ce que je me situe dans tout ce brouillard ? Que puis-je faire ? Qui puis-je être ? Suis-je victime de la vie ? Suis-je victime de moi-même ? Comment faire pour être de nouveau considérée et respectée par la vie et les autres ?! Je ne méritais pas ça...

Je vais me venger. Je vais leur/lui faire payer. Je ne vais pas me laisser faire. Je vais me battre pour que mon droit soit reconnu, etc etc... Est-ce là des manières de se libérer de l'emprise du coup dur ? Est-ce là une manière d'affirmer son pouvoir personnel ?

Est-ce que notre bien-être se situe dans le comportement que les autres choisissent consciemment ou inconsciemment pour eux-mêmes ou dans le comportement que nous adoptons nous-mêmes individuellement ?

Personnellement, je n'ai pas l'impression que la société m'ait préparée à envisager ce genre de situation sous cette angle et depuis que j'ai découvert cette façon d'envisager la réalité, je trouve cela plutôt regrettable, même si cela peut avoir un rôle positif dans nos vies. 

Un rôle d'évolution personnelle, par exemple ?

Ce serait tellement plus simple d'évoluer dans le cadre d'expériences plaisantes. Qu'est-ce que c'est que ces conneries !?!

Chacun son avis sur la question. Je ne souhaite pas convaincre mais simplement témoigner que cela existe, que c'est possible. 

A regarder les autres vivre, je n'ai pas l'impression que beaucoup sont conscients de cet aspect de la vie. "La vie c'est la vie.", "Evoluer, qu'est-ce que tu veux dire par là ?", "Je ne crois pas en Dieu, moi.", "Je suis ici pour profiter de la vie.", etc etc.

Quel rapport entre l'évolution individuelle et les coups durs ? 

Les coups durs sont une perception restreinte de la réalité et de la vérité. Il n'en demeure pas moins que perception restreinte ou non, ça fait mal. Ça fait mal à l'image de la vie que je pensais mener. Ça fait mal à l'image de moi que je pouvais me faire avant cet évènement. Ça fait mal à l'image future que je vais avoir de moi à présent que cet évènement soit survenu...

On n'avait pas envie que notre vie change dans ce sens. On n'avait pas envie de se remettre en question. On n'avait pas envie de se rappeler que notre ignorance produit de sacrés effets sur notre existence ! 

Je conçois que certaines personnes se sentent heureuses de n'avoir aucune croyance quant à la création de la vie. Je conçois que certaines personnent se sentent heureuses de croire à telles ou telles croyances quant à la vie et la mort, quant à Dieu, la nature, la science, etc. 

Je conçois également que certaines personnes sont aigries de croire-ci ou ça et là toute la question de la responsabilité se pose. Est-ce qu'une autorité nous impose d'entretenir des croyances sur lesquelles on choisit de fonder notre état d'être ? Qui nous demande d'être mal à l'aise avec nos croyances ?! 

"Les enfants ne devraient pas mourir", mais les enfants meurent et que se passe-t-il lorsqu'un enfant meurt ? On préfère attester que les enfants ne devraient pas mourir, que c'est sordide, etc plutôt que d'accepter que : oui les enfants meurent et cette réalité a quelque chose à nous enseigner de beaucoup moins effroyable que ce qu'on s'acharne à croire à partir de notre perception restreinte et de nos croyances qui en sont issues. 

Je pense que les personnes qui entretiennent ce genre de comportements sont les principales responsables de la souffrance qui sévit dans le monde. J'ai eu tendance à vouloir combattre cet état d'esprit régressif et malsain. J'étais ignorante que je comptais utiliser les mêmes énergies que celles que je voulais voir disparaître et j'ai tenté de comprendre pourquoi nous agissons tous un peu comme cela. 

Chacun est libre d'entretenir les croyances qu'il souhaite, qu'en fin de compte elles lui procurent un bien-être ou un mal-être. Chacun est libre de percevoir si cela fonctionne ou non pour qu'il puisse se sentir comme il désire se sentir. Chacun est libre et même si l'exercice de sa liberté par chacun de nous créé des situations que nous percevons comme des coups durs, car pour ma part, je suis certaine que les coups durs sont simplement l'information que je suis capable d'être encore plus heureuse grâce à ce qu'il vient de se produire. Cependant, être plus heureuse dépendra de ce que je veux bien m'autoriser à être. Certainement qu'en regardant autour de moi, je ne trouverai pas de raison d'être encore plus heureuse que je ne l'étais avant que cette situation survienne... En effet, puisque la réalité m'a donné à vivre cet évènement pour que je me tourne vers l'intérieur de moi. Là où toute la joie, la sécurité et le bien-être prend naissance en moi. Ces émotions, sentiments ne prennent pas naissance à l'extérieur de moi mais à l'intérieur. Il peut sembler qu'ils proviennent de dehors car quand telle ou telle personne me fait rire, ça vient de dehors, pas de l'intérieur de moi.

Pourtant, on a pu maintes fois rire devant telle ou telle blague, situation, etc. et un jour, il nous semble impossible d'exprimer ne serait-ce qu'un rictus joyeux en vivant une situation similaire. C'est bien que tout ne se joue pas à l'extérieur de soi, mais bien à l'intérieur. Si ça joue à l'intérieur, comment se fait-il que lorsque je suis seul(e), je n'arrive pas à ressentir de joie, de sécurité ou de bien-être ?

Peut-être qu'à l'intérieur la communication est rompue. Peut-être qu'une part de soi est ignorée. L'individu est la somme d'un corps et d'un esprit et chaque partie est elle-même composée de plusieurs parties qui sont toutes reliées entre elles, ainsi sans même exercer de volonté à ignorer une part de nous, certaines le sont quand même. 

Pourquoi elles le sont ? J'ai une idée, une croyance à ce sujet qui n'ont d'ailleurs pas toujours été formellement les mêmes et aujourd'hui je crois que c'est notre façon d'être radicalement humain.

Les coups durs sont les évènements qui sont censés nous inviter à nous reconnecter avec ces parties ignorées de nous-mêmes. Il s'agit de rétablir une communication pacifique et pacifiée à l'intérieur de soi-même. Il ne s'agit pas de juger ces parties ni d'attribuer des fautes et encore moins de se culpabiliser. Pourtant c'est certainement des émotions qui vont se présenter à soi. Nous ne les ignorions pas sans raison. Il y avait une raison à cette ignorance alors même qu'elle était inconsciente. 

A chacun de plonger en soi-même ou de continuer à vouloir se fatiguer à tenter de contrôler la vie et les autres pour ne pas avoir à se voir tel que l'on est vraiment.

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09 février 2019

L'humain d'aujourd'hui et l'humain de demain : entre bonheur et survie

Est-ce que la survie a quelque chose à voir avec le bonheur, est-ce que le bonheur a quelque chose à voir avec la survie ?

Pourquoi nous acharnons-nous à survivre ? Pourquoi le concept de la mort nous fait perdre pied avec la vie ?!

Je pense que l'humain d'aujourd'hui est un humain pris au piège de l'ignorance de sa propre nature tandis que je pense que l'être humain de demain est libéré... de la mort et donc du concept de survie.

Je ne dis pas que l'humain de demain est immortel, je dis qu'il s'est libéré de la mort telle que l'humain d'aujourdhui l'interprète. 

Je demandais précédemment si par nature, tous les êtres humains voire tout l'univers sont liés ensemble par une source commune ? J'ai ma croyance et je ne compte pas l'aborder de la manière dont je la conçois mais plutôt par l'autre sens parce que finalement peut-être que nos désaccords sur l'origine de la vie disparaissent dès lors que nous faisons face au sujet de la mort. 

Ainsi, plutôt que d'aborder une multitude d'idéologies divergentes, il me semble plus simple d'aborder ce sur quoi nous sommes tous d'accord : tout meurt un jour.

Si tout meurt un jour, il s'avère que nous n'en avons pas tous la même perception. Je pense que l'humain d'aujourd'hui conçoit sa vie en fonction de sa mort à venir, alors que l'humain de demain conçoit sa vie en fonction de ce qu'il est : libre.

Que la mort soit envisagée comme la fin de tout ou comme un passage de la fin de quelque chose et le commencement d'autre chose, l'humain d'aujourd'hui conçoit la mort comme quelque chose de tragique. 

Parfois, nous réussissons à la relativiser "il/elle était si malade, il/elle est mieux là où il est", "il/elle méritait de mourir", 'je me sens soulagée que cette personne ne soit plus sur Terre", etc, etc mais pouvons-nier que dans la plupart des cas, l'humain d'aujourd'hui perçoit la mort comme une injustice, comme la privation d'un bonheur éventuel ou avéré ?!

Combien de temps, combien d'énergie et de ressources mettons-nous à éviter la mort, à la prévenir, à l'empêcher d'arriver ?!

Utiliser ce qui vit pour l'empêcher de mourir, mais des fois au nom de la vie, n'avons-nous pas plutôt causé sa mort ?  

Eviter la mort à tout prix... la vie doit passer avant tout. La vie ne passe-t-elle pas avant la mort ? Pourquoi consacrer la vie à éviter la mort ?

Respectons-nous la vie par crainte de la mort ou respectons-nous la vie par amour de la vie ? Si les corps ne mourraient pas, vivrions-nous différemment ? Cesserions-nous d'intoxiquer notre esprit, notre corps et notre environnement, la vie et les autres ? Aurions-nous déjà détruit la planète ? 

Au nom des vies qui se trouvent à sa surface, n'avons-nous pas tendance à provoquer la mort du sol qui nous porte ?

Au stade de l'enfance, défiant l'autorité de mes parents, je leur opposais que je n'avais pas demandé à venir et que maintenant que j'étais là, tout ce qui m'entoure doit me servir, eux y compris. Pourtant si je n'avais pas demandé à venir, alors mes parents non plus n'avaient pas demandé à venir, par contre ils avaient demandé à m'avoir et donc ils devaient l'assumer...

Aujourd'hui, mes croyances ont évolué. Je pense que tous les esprits incarnés dans des corps ont accepté de venir faire l'expérience d'eux-mêmes sur Terre. Je pense que beaucoup d'entre nous prétendent le contraire parce qu'ils ne le sentent pas, parce que ça ne concorde pas avec les croyances qu'ils ont acceptées d'intégrer et sur lesquelles ils fondent l'expression d'eux-mêmes.

C'est un peu comme s'il était plus rassurant de croire que le libre arbitre nous anime à partir de la naissance physique plutôt que préalablement à notre conception. 

Ainsi le corps qui porte notre libre arbitre naît, vit et meurt et le monde en sort transformé. 

Depuis des millénaires, des idéologies foisonnent pour organiser et gérer les vies qui se manifestent à la surface de la Terre. Plus que des idéologies censées nous rassurer sur notre véritable identité et sur la place qui nous reviendrait à chacun, des normes contraignantes pour la liberté individuelle et collective ont pris de la vigueur au point de devenir des vérités absolues et irréfragables. 

Combien de conflits ont été engendrés au nom de la défense et de la protection d'une de ces normes, censées être une vérité absolue, et qui est tellement absolue qu'elle ne s'impose pas d'elle-même, c'est à nous de lui donner vie... ?!?

J'ai tenté de comprendre. Je me suis familiarisée avec certaines théologies, avec certains courants de pensées, j'ai tenté de comprendre l'athéisme et il est vrai que d'une certaine façon, il est difficile de trouver un point de conciliation de toutes les croyances émergées à la surface de la Terre.

Pour moi, ce qui en ressort c'est que toutes croyances contient une part de vrai au moins de manière relative. 

Pour moi la conciliation n'est pas de tomber d'accord sur le contenu de nos croyances mais d'être d'accord sur la vérité d'une croyance elle-même. "Je ne suis pas d'accord avec vous mais je donnerai ma vie pour que vous ayez le droit de le dire". 

Pourquoi une opinion qui diverge de la mienne serait une menace à son encontre ? Suis-je inquiète que mon opinion soit dévalorisée, décrédibilisée ?!

La valeur de mes croyances dépend de la validatin des autres ? du regard qu'ils portent sur ce que je crois et donc ce que je serais... Suis-je mes croyances ?! Mes croyances sont-elles qui je suis ?!

Je pense que l'humain de demain est beaucoup moins dépendant de ses croyances censées être rassurantes et qui se révèlent effrayantes, car s'en détacher, les remettre en question, serait un affront à soi-même et à la valeur que l'on se reconnaît à soi...

Je pense que l'humain de demain est beaucoup moins attaché à obtenir la validation d'autrui quand à ses propres croyances. 

Il n'y a rien de prémonitoire là-dedans. Je trouve même fâcheux que ce ne soit qu'une façon d'être en devenir alors que depuis le 4 août 1789, la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen se positionne déjà en ce sens. 230 ans après, qu'en est-il ? Est-ce qu'à titre individuel nous acceptons qu'un autre puisse faire prévaloir ses vérités autant que nous pouvons le faire ?

Est-ce que beaucoup d'entre nous estiment que permettre l'existence de certaines croyances est dangereux ? Combien d'entre nous estiment que la survie et le bonheur sont menacés par des croyances qu'à titre à individuel voire collectif, nous ne reconnaissons pas... ?!

Que dire de ces français qui face à l'immigration, craignent le déclin de la culture française tandis qu'individuellement, ils s'absentent de participer à sa diffusion ?! Combie nde français ne connaissent pas la culture dont ils se revendiquent et qu'ils prétendent défendre ? Qu'est-ce que ce genre de patriotisme de la peur ?! Pourquoi n'est-ce pas par amour de la culture française plutôt que par peur pour elle, que des paroles sont prononcées, que des actes sont commis dont les seuls fondements sont d'être contre afin d'être pour ?!

Personnellement, je pense qu'en effet il n'est pas nécessaire de compter sur les immigrés pour transmettre une culture qu'au mieux ils ont connu à travers les livres, les journaux, la radio, la télé, internet. Personnellement, je ne pense pas que la présence des immigrés en France, empêche les français d'exprimer les valeurs qu'ils représentent et qu'ils ont à coeur de manifester à partir d'eux-mêmes.

Pourquoi certains acceptent de voir les religions, la science, les opinions divergentes comme des menaces de leurs opinions personnelles ?!

Pourquoi certains acceptent de s'empêcher de se sentir bien au nom de la conscience qu'ils ont de la présence de quelque chose qu'il n'aime pas, qu'il ne veut pas voir, ni sentir ?!

Si je n'aime pas les personnes qui ont la peau foncée, ne puis-je pas fonder mon bien-être sur le plaisir que je ressens d'avoir une peau claire ?!

Pourquoi choisir mon état d'être en fonction de mon dégoût plutôt qu'en fonction de mon plaisir ?! Mon plaisir est-il d'avoir du dégoût et de l'exprimer ? Mon plaisir est-il de convaincre cette personne que si elle ne ressent pas de dégoût vis-à-vis de la couleur de la peau de son corps, elle n'est pas normale. Elle est dangereuse. Elle est effrayante. Elle doit disparaître...

Ainsi pour sa propre survie, pour son propre bonheur, un autre droit être privé de sa propre survie, de son propre bonheur. Comment cela est-il censé fonctionné ? Qu'est-ce que cela est censé produire ? Qu'est-ce que cela exprime ?! 

Quelle manifestation souhaitons-nous rendre réelle ? Croyons-nous vraiment que souhaiter à l'autre l'opposé de ce qu'on veut pour soi-même va nous apporter ce que l'on veut pour soi-même ?

Je crois que l'humain d'aujourd'hui le croit, alors que l'humain de demain l'a dépassé. L'humain de demain souhaite à l'autre ce qu'il veut pour lui-même. Il ne lui impose pas sa manière de voir. Il souhaite à l'autre ce que l'autre se souhaite à lui-même. 

Si je vous souhaite ce que vous vous souhaitez à vous-mêmes, je n'exerce pas d'ingérence au sein de votre souveraineté. Si ce que vous vous souhaitez à vous-mêmes c'est de vivre dans un monde où je n'existe pas, vous m'offrez votre pouvoir sans que j'ai eu à le demander ou à le prendre de gré ou de force. Que puis-je faire de ce pouvoir à part vous le rendre afin que vous l'utilisiez pour vous-mêmes ?!

Utiliserez-vous ensuite ce pouvoir pour me supprimer ? Justifierez-vous votre position par le manque de respect dont j'ai fait preuve en en faisant la remarque ? 

Devrais-je culpabiliser ? m'excuser ? vous demander pardon ? 

Si mon amour pour vous est plus vaste que celui que vous avez pour moi, mon amour est-il dangereux ? suis-je dangereuse ? votre manière d'être est-elle dangereuse ?

Si mon amour pour moi est plus vaste que celui que j'ai pour vous, mon amour est-il dangereux ? suis-je dangereuse ? 

Si je préfère vivre heureuse que survivre malheureuse, ma préférence est-elle dangereuse ? suis-je dangereuse ?

Il semble donc que le bonheur ne repose pas sur la survie et que la survie ne repose pas sur le bonheur, qu'ils ne vont pas de pair et que leur conciliation repose sur le choix personnel de cesser de l'empêcher : choisir le lâcher prise.

 

Posté par jessicatoomuch à 06:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 février 2019

Être ce que l'on veut voir dans le monde

Je me suis inspirée de la citation "soi le changement que tu veux voir dans le monde". J'ai retiré "changement" parce que certains n'aspirent pas au changement. Certains souhaitent que rien ne change. 

Pourtant c'est une réalité, la vie change. Le temps avance, la planète avance, les saisons défilent, nos corps changent ainsi que nos humeurs, etc.

S'opposer au changement, le combattre, encore une fois, c'est le nourrir. Certainement que plus on tente de l'éviter, plus il se produit rapidement. 

Ceux que je pointe en disant "certains", c'est nous tous. Ça dépend du sujet concerné. Peut-être qu'on ne veut pas changer de lieu de vie, peut-être qu'on ne veut pas que notre entourage change, peut-être qu'on ne veut pas que notre emploi, nos activités etc ne changent.

Pourtant, à certains égards, nous aspirons tous d'une manière ou d'une autre au changement. Peut-être qu'on aspire à changer de lieu de vie, d'entourage, d'emploi, d'activités, d'habitudes etc.

Peut-être qu'on ne veut rien changer qui nous concerne individuellement. Peut-être qu'on souhaite seulement que ce soit les autres qui changent, voire la vie elle-même. On aimerait contrôler ce qu'il s'y passe ou moins fatigant, que naturellement tout se déroule de la manière dont le veut sans même n'avoir eu à en exprimer le contenu. 

Souvent, lorsqu'on se sent petit, faible, impuissant, victime, etc. à cause de ce que nous considérons être la "faute de l'autre", nous souhaiterions leur imposer notre façon de voir, notre manière d'envisager ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Nous souhaiterions imposer ce qui nous semble personnellement être notre vérité absolue et que nous voulons voir être reconnue comme LA vérité absolue.

Si quelqu'un a agit ou n'a pas agit et que cette situation nous semble nous causer du tort, c'est que selon sa perception, sa vérité est ainsi constituée. On pourrait (évidemment) blâmer cet autre. On pourrait critiquer, juger et condamner sa façon d'envisager les valeurs qu'il revendique, qu'il exprime par un tel comportement qu'il soit actif ou passif.

Est-ce que cela fonctionne ? Qui a déjà convaincu quelqu'un en lui disant "ta façon de penser c'est de la merde ! Pense comme moi !" ? Certes, certaines personnes qui ne savent pas qui elles sont, se laissent souvent séduire par les vérités des autres et en viennent à les revendiquer comme les leurs. Ils les défendent, les prêchent. Ils se sentent appartenir à une communauté qui leur ressemble. Ces personnes sont-elles heureuses ? Sont-elles conscientes d'avoir peut-être trahi leurs propres vérités qui leur appartiennent à elles seules ?!

L'histoire nous a maintes fois montré que s'attacher à imposer une idéologie conduit bien souvent à l'écrasement d'une partie de l'humanité par une autre partie qui plus ou moins croit à la justesse de celle-ci ainsi qu'à la légitimité des attitudes et comportements qui en découlent.

Combien de fois des personnes s'estimant incapables de faire preuve de bonté ont torturé, emprisonné et tué d'autres personnes qui elles savaient faire preuve de bonté mais qui ne la justifiait pas par une croyance conforme à ce groupe violent alors-même qu'ils cherchent soit-disant à imposer l'objectif de bonté comme une vérité qui doit s'appliquer à tout humain ?! Ce n'est donc plus la vérité intrinsèque qui compterait mais la source dont elle proviendrait... 

Je pense aux idéologies culturelles, philosophiques et religieuses mais aussi politiques. Lorsqu'un Etat fait ingérence dans la politique d'un autre pour lui imposer sa vision d'un modèle de société soit disant respectueux de l'être humain mais qu'en même temps il asservit l'être humain, n'est-ce pas une forme d'hypocrisie embellie de fantaisie artificielle ?!

Quand nos pays civilisés et démocratiques plaident pour le droit naturel à la liberté de tous les humains mais qu'en même temps ils légitiment des règles liberticides qui ne sont naturelles que pour des élites qui cherchent à garder sous contrôle ces mêmes humains, est-ce ce modèle de société auquel nous aspirons ?!

Personnellement, je pense que de la même manière que les marchés sont capables de s'autoréguler, il en est de même pour les comportements humains. Je ne suis pas en train de dire que reconnaître une liberté absolue à tout humain permettra de vivre dans le monde des bisounours à la seconde même ou chacun prendra conscience que tout ce qu'il croit possible, il peut le produire. Mais finalement, interdire les violences quelles qu'elles soient ne les éradiquent pas. Interdire la corruption, le trafic d'influence, les délits d'initiés n'éradique pas ces comportements. Ils se retrouvent même à être opacifiés par ces mêmes interdictions car pour beaucoup lorsqu'on n'a pas le droit, alors cette chose n'est pas possible. Je n'ai pas le droit de doubler par la droite, pourtant je le fais souvent...Bah oui parce qu'on n'a pas le droit de conduire sur la voie de gauche lorsque la circulation n'est pas dense et pourtant beaucoup le font. Et puis ils roulent bien en deça de la vitesse autorisée. Et puis ils ne se rendent même pas compte qu'ils gênent la circulation. Ils ne prêtent même pas attention à leurs rétroviseurs... A chaque fois qu'une chose est interdite, en réalité, sa réalisation n'en demeure pas moins possible. Peut-être que d'autres moyens seront mis en place à cette fin et donc ?! On va regarder l'interdiction et se dire "ah c'est bon, ma sécurité est protégée par l'interdiction" ?!

Je pense qu'en peu de temps, chacun acceptera la place qu'il a choisie pour lui-même sans regarder ce que fait le voisin. Que mon voisin ait violé des enfants et que j'ai moi-même des enfants ne sera plus un "problème" parce que je crois que rien n'arrive au hasard. Je crois que cette personne vit près de chez moi pour que j'exprime qui je suis et qui je suis est bienveillant et compatissant. Peut-être que je ne lui confierai pas mes enfants. Peut-être que j'expliquerai à mes enfants que notre voisin fait du mal aux enfants parce qu'il a mal (qu'il a eu mal lorsque lui-même était enfant). Oui les enfants, tous les adultes ont été des enfants un jour. Peut-être que je militerai pour que les personnes qui agressent sexuellement soient rééduqués plutôt qu'emprisonnés et/ou shootés aux médicaments. Peut-être que j'encouragerai ces personnes qui agressent sexuellement à s'exprimer publiquement. Certainement que je demanderai aux personnes horrifiées par leur comportement de tenir un autre langage et de choisir un autre état d'esprit que celui de la peur d'être la proie d'un être inhumain et sordide.

Il ne s'agit pas de cautionner que lorsqu'on est victime, le seul choix qui s'offre à nous est d'être bourreau à notre tour. C'est tout le sujet que j'évoque depuis le début. C'est très grave lorsqu'il s'agit d'infractions sexuelles sur mineur, par contre ça l'est beaucoup moins lorsque notre amour a été trahi par une personne chère à notre coeur. Elle est tellement chère à notre coeur qu'on va lui faire payer ses actes ! Ou peut-être qu'on fera payer nos prochaines relations. Finalement qui paye si ce n'est nous-mêmes ?! On paye le prix de l'effort de jouer le rôle de quelqu'un que nous ne sommes pas vraiment. Oui, nous ressentons de la peine, de la colère, de l'injustice et alors ?! Nous sommes tellement plus que ce que cette personne a vu en nous et même si elle n'a pas vu que nous étions bien plus que ce qu'elle croyait, et alors ?! Nous ne pouvons vivre heureux tant que cette personne nous rejette ?! Tant qu'elle ne répare pas son erreur ?! Il n'y a pas d'erreur, seulement des enseignements et des apprentissages. 

Je pense que l'humain de demain comprendra que si son humeur semble influencée par un comportement extérieur sur laquelle il n'a ni maîtrise ni responsabilité, c'est qu'il a choisi de restreindre le vaste champ de sa liberté pour la contenir dans un tout petit espace restreint dans lequel il ne se reconnaît plus lui-même.

Si je suis consciente d'une part que je suis responsable de mes humeurs mais que mes humeurs ne me ressemblent pas, c'est que je suis en train de penser, parler, agir ou m'en empêcher d'une manière qui ne me ressemble pas et qui puis-je blâmer de me comporter d'une manière qui ne me ressemble pas ?!

Si je me fais insultée et que je choisis que mon humeur guillerette n'a plus lieu d'être, c'est mon choix, ma responsabilité. Blâmer qui que ce soit ne m'aidera pas à exercer le pouvoir qui me ressemble. Je vais sûrement même adopter un comportement qui ne me ressemble pas puisque mon comportement sera basé sur ce que je ne suis pas : un être blessé, victime.

Certainement, je vais adopter un comportement à la hauteur de celui qui a été exercé à mon sujet. Je vais donc utiliser la même énergie qui m'a été envoyée et je vais moi aussi insulter cette personne. Peut-être que je l'insulterai encore plus durement que la manière dont elle l'a fait, parce qu'elle doit sentir le mal que ça m'a fait. Elle doit comprendre que je ne suis pas un jouet. Elle doit comprendre que l'injustice ne reste pas impunie ! Tout se paye !

Ok. Mais est-ce que cette attitude me permet de me sentir heureuse ?! Suis-je heureuse d'avoir insulté quelqu'un qui m'a insultée ?! Pourquoi cette personne m'a insultée ?! Parce qu'elle croit avoir le dessus sur moi ?!

Je crois que cette personne m'a insultée parce qu'elle n'a même pas le dessus sur elle-même et qu'elle en souffre de manière consciente ou inconsciente. Je pense que cette personne n'ose pas exprimer son mal-être et que la violence lui semble être la meilleure manière d'affirmer sa grandeur qu'elle n'arrive plus à incarner puisqu'elle l'a oubliée en l'occulant derrière cette vague d'émotions négatives...

Je pense qu'une personne sage perçoit tout ça et qu'ainsi au lieu d'insulter cette personne insultante, elle choisirait plutôt d'envoyer une énergie totalement différente de celle qui lui a été envoyée. Elle userait certainement de bienveillance et de compassion. Elle percevrait que cette personne souffre et ne souhaiterait pas lui donner des raisons de souffrir encore plus mais plutôt de se sentir bien mieux. Ainsi cette personne sage serait en mesure de demeurer heureuse d'être qui elle est car grâce à cette insulte elle a pu l'exprimer. Elle a pu exprimer à quel point elle est amour, bienveillance, compassion, lucide, etc. 

Tendre l'autre joue a tendance à nous effrayer. Comment concilier sagesse et survie ?!

A considérer que notre rôle sur Terre est de contribuer à la survie de notre personne, à quoi sert de survivre si c'est pour vivre pleins  de colère, de rancune et d'amertume envers notre prochain, voire envers soi-même.

Beaucoup de personnes disent qu'elles gardent leur rancune pour préserver leur dignité. "Je ne parlerai plus à cette personne à moins qu'elle ne face le premier pas, qu'elle s'excuse et me demande pardon". 

Est-ce là une manière de conserver sa dignité ?

N'est-ce pas l'exemple même de la personne qui refuse d'être qui elle est : bienveillante et compassionnelle, puissante et lumineuse ?!

Oui, ça ne fait pas plaisir à cette part de chacun de nous qui nous répète que cette personne doit payer pour le mal qu'elle a fait mais cette part de nous ignore le fait que cette personne nous a offert l'opportunité d'exprimer qui nous sommes. Cette part de nous ignore que cette personne paye déjà le mal qu'elle fait parce qu'elle se l'inflige à elle-même. En réalité, elle n'arrête pas d'exprimer "je suis dépossédée de moi-même, je n'arrive pas à m'en sortir, je suis perdue, je suis malheureuse, le bonheur me fuit, les autres c'est l'enfer de ma vie...".

Quelqu'un trouve cette situation enviable ? Ai-je envie d'être à la place de cette personne qui croit nager dans un océan misérable et stérile ?! 

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, en effet. Personnellement, même si d'extérieur sa vie ressemble à un arc-en-ciel, je préfère me contenter de la conscience que j'ai de moi-même. Que la roue tourne pour cette personne ou non ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c'est de lui souhaiter le bonheur. Je pense que c'est lorsque chacun utilisera son pouvoir personnel pour se sentir heureux que le monde évoluera vers ce que l'on veut tous au fond de nous : une vie à se sentir heureux de vivre ici sur Terre, dans ce corps. Me souhaiter le bonheur, ne signifie pas souhaiter le malheur à l'autre. Il y a de la place pour nos deux bonheurs. 

Je ne pense pas que de souhaiter du malheur, m'apaise. Sur le coup où je sens de la rage en moi, oui je veux rendre cette rage à l'autre mais je ne pense pas que si le malheur touche cette personne, je me sentirai mieux ou que le monde s'en portera mieux.

Bien évidemment que cette sensation de malheur demeure une opportunité pour cette personne insultante, d'exprimer la joie qu'elle a de vivre et d'être qui elle est. Une personne lumineuse et brillante. Mais le fait est que l'heure n'est pas venue. Ce n'est pas encore le moment. Apparemment cette personne croit qu'il est nécessaire qu'elle vive encore d'autres expériences avant qu'une prise de conscience n'ait lieu et qu'elle puisse se reconnaître telle qu'elle est vraiment.

Ce n'est pas parce que cette personne semble être adulte qu'elle a acquis une maturité émotionnelle équilibrée. La maturité émotionnelle d'un adulte ne suppose pas de ne plus sentir aucune émotion. A mon sens, un adulte est mature émotionnellement lorsqu'il est capable d'exprimer à lui et/ou aux autres, qu'il a ressent ou qu'il ressent telle ou telle émotion et que conscient de qui il est, il choisit de se choisir tel qu'il est, plutôt que tel que ces émotions semblent lui indiquer qui il est.

Ressentir de la tristesse, de la colère, etc ne fait pas de nous ces émotions. Qui nous a inculqué que nous étions les émotions que nous ressentons ?! Qui nous a demandé de nous identifier à ce qu'on pense, croit, ressent, dit... ??

Lorsqu'un chien aboie, qui s'identifie à cet aboiement ?! Est-ce que lorsqu'un chien aboie, nous lui aboyons en retour ?! En général, peut-être que l'on sursaute et puis on continue notre chemin. Si le chien est devant nous, sans laisse, qu'il montre les dents, est-ce qu'on lui hurle dessus ou est-ce qu'on essaye d'être bienveillant et rassurant ?! On comprend que le chien est dans une optique de lutte et est-ce qu'on va lutter contre ce chien ?! Est-ce que l'on va juger et condamner la peur que l'on ressent à l'idée d'être attaqué et mordu ?

Est-ce qu'on va être rassurant et bienveillant pour se sortir de cette situation qui semble désagréable ou est-ce qu'on saisit l'opportunité de lui offrir qui nous sommes ?! Pourquoi préférons-nous croire que la bienveillance est un masque que nous portons, un rôle que nous jouons et que la peur est notre véritable identité ?! Est-ce si perturbant de considérer un animal, voire un végétal comme un être dôté d'une conscience dont la source est semblable à la nôtre. Même si la forme de conscience est différente de la nôtre, n'en est-ce pas une pour autant ?!

J'ai beaucoup souffert et j'ai également beaucoup fait souffrir. Ça a commencé avec mes parents. J'étais libre, confiante et joyeuse et ils m'assénaient de craintes, d'angoisses et de peur. J'étais intelligente, peut-être trop. J'étais plutôt précoce physiquement mais émotionnellement j'étais un gros bébé et ce pendant des années même la vingtaine passée. J'exprimais mes frustrations par de l'aggressivité, de la colère. Je manipulais pour obtenir ce que je désirai. J'allais me servir dans le porte-monnaie de mes parents pour ne pas recevoir de refus...

J'avais un caractère fort. Je refusais de me laisser faire. Je refusais de me plier à l'autorité si je percevais qu'elle n'avait pas le sens qu'elle prétendait avoir. Je détestais l'amour, les niaiseries. Je détestais l'amour parce qu'à cette époque, le seul amour qu'il m'avait été donné de connaître c'était un amour conditionnel. Aujourd'hui et depuis quelques temps, après m'être jetée dans la gueule du lion, j'ai découvert que le véritable amour ne repose pas sur une liste cumulative de conditions qui doivent être remplies avant de pouvoir en bénéficier. Cette conception de l'amour a même plus à voir avec la peur qu'avec l'amour. L'amour n'exige rien, l'amour libère. La peur exige et elle veut posséder.

Ce sont des belles paroles et aussi un acte magnifique qu'on ne connaîtra jamais si on attend toujours que l'autre initie le mouvement. Être le pionnier, la pionnière d'une manière d'être plus grandiose, plus intelligente, plus transparente n'a rien de ridicule. Ou peut-être que si mais, le ridicule ne tue pas et ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort alors être ridicule rend plus fort :-)

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06 février 2019

Vivre pour vivre ou vivre pour accomplir un objectif ?

Je sais que la réalité que nous propose la vie est rarement aussi tranchée que lorsque nous essayons d'en parler, voire de la comprendre. Si c'est blanc alors ce n'est pas noir et si c'est noir alors ce n'est pas blanc mais en réalité c'est tout le temps gris et seule l'intensité varie. Il y a tellement de couches et de strates superposées que c'est pratiquement toujours faux de dire que telle situation ne comporte qu'un aspect car tout sujet est double en réalité.

Ainsi, par moment on vit pour vivre, on accueille ce que la vie nous offre et comme bon nous semble, on choisit d'en faire quelque chose ou pas pour nous-mêmes et puis des fois, on vit pour accomplir un objectif. Combien de fois ai-je entendu et/ou lu "je vis pour mes enfants", "mes enfants sont ma raison de vivre", "je vis pour aider mes parents", "je vis pour être utile au monde", "je vis pour réussir", "je vis pour me dépasser", etc.

Qui constate que l'objectif est atteint ? Est-ce de nous à nous ? est-ce que c'est les réactions des autres ?

Peut-être que là encore c'est un peu des deux. Ça dépend du sujet considéré et de la perception qu'on accepte d'adopter.

Est-ce que choisir d'aider ses parents, c'est constater que sans nos actions, ils ne le seraient pas ? Ils seraient en quelque sorte livrés à eux-mêmes et au néant ? Est-ce que choisir d'aider ses parents c'est l'expression de nous-mêmes qui nous représente le mieux ? Si tel est le cas, alors pourquoi tant de personnes se plaignent des responsabilités qu'ils acceptent d'endosser ? 

Pourquoi ne font-ils pas un choix qui expriment la joie qu'ils ont d'être qui ils sont, la joie de vivre ce que la vie leur offre afin de manifester ce qu'ils ont dans leur coeur ?

Beaucoup justifient qu'ils n'ont pas le choix, qu'ils ne vont quand même pas abandonner leurs parents. Peut-être que ce n'est que la perception adoptée qui tend à nous faire penser et croire que faire un tel choix est un abandon. Peut-être qu'il s'agirait réellement d'un abandon. Pourtant si ce choix est celui qui manifeste la joie que nous sentons à l'intérieur de nous, pourquoi conclure qu'en l'absence de choix jugé compatible avec une certaine morale, nous n'avons en réalité pas de choix ? Pourquoi sommes-nous mal à l'aise vis-à-vis d'un choix qui exprime notre joie de vivre ?!

Ma mère a tendance à être susceptible et je sais qu'elle aurait du mal à être heureuse en sachant que je ne souhaite pas m'occuper d'elle. Je sais que ma mère m'aime tellement qu'elle souhaite que je fasse des choix qui expriment mon bonheur et non qui maintiennent le malheur. Si ma mère choisit d'accorder son attention et le peu d'énergie dont elle croit disposer à ce sentiment d'abandon qu'elle croit ressentir, c'est son choix. Sa responsabilité d'exprimer qui elle croit être en cet instant : une vieille abandonnée à son sort. Quelle serait ma responsabilité ? Exprimer qui je crois être : une fille confiante que la vie fournit à ma mère ce dont son âme a besoin ? Une fille accablée d'impuissance face à la détérioration du corps et de l'esprit de ma mère ?! Ce n'est encore qu'une expérience relative dont chacun peut avoir de la difficulté à prendre de la distance.

D'autant que ce n'est pas le sujet du choix ou le choix lui-même qui porte le malheur en lui. C'est la conception qu'on s'en fait. Un des plus grand malheur c'est de savoir qu'on est telle personne mais de ne pas s'autoriser à l'incarner, de ne pas réussir à l'exprimer. De croire que ce n'est pas acceptable, etc. 

Bien ou pas bien, ce n'est pas la question qui m'intéresse ni celle au sujet de laquelle je vous propose, vous suggère de vous interroger mais plutôt : Est-ce que cela fonctionne ou non et par rapport à quoi cela fonctionne ou ne fonctionne pas ?

Qui est capable de s'occuper convenablement de quelqu'un d'autre lorsque la personne aidante se sent mal ? Qui a envie d'être aidé, accompagné, soigné par quelqu'un qui ne va pas bien ? Qui peut croire que cette personne peut nous apporter du bien alors que l'on constate qu'elle n'est pas en mesure de s'en apporter à elle-même ?! Peut-être que peu de personne font attention à cette perspective. Pourtant, la plupart des négligences voire des scandales sociaux ont trait à cette perspective. 

La plupart des gens aiment à penser que les personnes qui ont commis un acte ou une ommission de négligence le font volontairement parce qu'ils sont mauvais et méchants mais rarement les personnes soulignent que peut-être ces personnes souffrent et ne sachant l'exprimer, se sentant honteuses, se sentant prises dans un piège, expriment leur souffrance de manière plus ou moins consciente en commettant des actes malveillants ou en s'abstenant de commettre des actes bienveillants.

Bien souvent, ces personnes n'arrivent même pas à agir de manière bienveillante envers elle-même, pourquoi voudrions-nous les voir être des exemples de bienveillance envers autrui ?

C'est comme souvent, ces parents qui veulent ce qu'ils considèrent être le meilleur pour leur progéniture mais au-delà même de ce qu'ils considèrent être le meilleur, comment peuvent-ils exiger de leurs enfants qu'ils appliquent des comportements dont eux-mêmes n'arrivent pas à incarner l'exemple ?!

Ensuite, sur le concept de "ce qu'il y a de meilleur pour l'enfant". Partir du principe que c'est au(x) parent(s) d'offrir ce qu'il y a de meilleur à leur(s) enfant(s) n'est-ce pas présumer que sans notre action, notre enfant ne pourra bénéficier de ce qui est meilleur pour lui ? Qu'il est incapable de s'offrir ce qu'il y a de meilleur pour lui ?

Au fond, qu'est-ce qu'on considère être meilleur ? Qu'il survive vieux, en bonne santé, qu'il soit heureux. Alors pourquoi présume-t-on toujours que si on ne fait pas ci ou ça, ce ne sera pas le cas. La nature, le hasard, dieu, ne subvient pas aux besoins de sa création ?

L'eau, le soleil, l'air ne tombent-ils pas du ciel ? La terre n'est pas sous nos pieds quoi qu'il se passe ? Doit-on se préoccuper de faire battre notre coeur ? Doit-on réfléchir à respirer ? Doit-on agir pour transformer la nourriture en énergie et en déchets ? Doit-on prendre rendez-vous avec notre corps pour se soulager aux wc ? Dois-je m'entretenir avec lui pour l'écoulement de mes menstrues ?!

N'est-ce pas notre vision blessée et complaignante qui nous sert à justifier la façon, à certains égards, inconsciente à partir de laquelle nous vivons ?!

J'estime qu'une personne qui a confiance en soi, en la vie et en les capacités de son enfant à vivre heureux, en bonne santé et ce jusqu'à un âge avancé produira des résultats différents de développement de la confiance en soi de son enfant. Peu importe que l'enfant ait tout eu à disposition ou qu'il ait dû se contenter du minimum vital. 

Dire à son enfant de mettre ses gants, son bonnet et son écharpe semble être un acte bienveillant et instructif pourtant il rend l'enfant dépendant de la présence de son/ses parent(s). Il n'est pas autonomisé, il est maintenu dans une conception de lui-même qui le prive de l'expérience d'être capable de prendre soin de lui-même. Peut-être que cet enfant va le comprendre par lui-même et que dès lors, avant de sortir, il demandera "est-ce qu'il pleut ce matin ? est-ce que je peux regarder le temps qu'il fait pour savoir de quelle manière il est nécessaire de me couvrir pour rester sec et au chaud ?". Peut-être qu'il n'en sera pas ainsi et qu'à force même le ou les parents s'exaspèrent de l'infantilisation de leur(s) enfant(s). Peut-on réellement lui en vouloir ? Faut-il en vouloir au(x) parent(s) ?

Le verbe falloir n'est plus un terme que j'emploie parce que je pense qu'il ne faut rien, je pense que tout est une question de choix et de perception des relations de causes à effet. En vouloir à quelqu'un n'est pas non plus une attitude ni un ressentiment que j'encourage non plus. C'est pour marquer les esprits que bien souvent, les questions sont envisagées sous cet angle. De même, je n'emploie quasiment plus la notion de faute dans son sens commun, parce que je pense que c'est un concept vil car vindicatif. 

Je préfère la notion de responsabilité qui dépasse la vindicte et la culpabilité. J'encourage donc plutôt à reconnaître sa responsabilité personnelle quant aux choix qu'on a fait par le passé et reconnaître que cette responsabilité peut tout de suite maintenant être utlisée pour choisir différemment, indépendamment de ce qu'on a toujours cru bon de choisir.

Trouver et maintenir cet équilibre entre "prendre la vie comme elle vient" et "réaliser ce qui nous tient à coeur" ne dépend donc pas de notre acharnement, de notre souffrance, de ce qu'on peut appeler notre mérite, etc. Certains, certes, y sont parvenus mais ont-ils été heureux ?

C'est un peu comme les gens qui vivent pour l'argent et les gens qui vivent de l'argent. Est-ce qu'on choisit d'être confiant ou est-ce qu'on choisit d'être inquiet ? Est-ce qu'on choisit de fonder notre confiance ou notre inquiétude sur qui nous sommes à l'intérieur ou sur ce que notre environnement, nos analyses et calculs semblent probabiliser ?

Est-ce que probable et potentiel sont synonymes pour vous ? 

Personnellement, je ne le considère pas. Je considère que ce qui est probable c'est ce qui relève de notre perception connue et donc passée, tandis que ce qui est potentiel inclut ce qui relève de notre perception connue mais également d'une perception qui nous est encore inconnue au moment d'émettre des attentes et hypothèses. 

Dire qu'on risque plus d'échouer que de réussir parce qu'il n'y a que 5% de probabilités c'est comme refuser de croire qu'on a 100% de potentialités d'être dans ces 5% de probabilités. Tout simplement parce qu'en occultant la potentialité que tout peut arriver, on se prive de manifester une réalité que l'on revendique comme étant celle que l'on veut vivre. D'autant plus que, généralement, en plus d'occulter ce potentiel, on se focalise sur la pensée d'une réalité que l'on ne veut pas voir se manifester. "Et si ça ne marche pas", "il y a peu de chances que je réussisse", "je dois encore réviser", "c'est dur", "j'ai rarement de la chance", "je crois que les autres sont meilleurs que moi", etc etc.

Avoir un état d'esprit positif ce n'est pas occulter toutes ces pensées négatives qui nous parviennent. Presqu'au contraire, les accepter permet de communiquer avec elles. "Je n'arrive pas à tout mémoriser, c'est troooop !!!" "Han ! Je n'arrive pas à tout mémoriser, je suis dans la meeeeeerrrrrdddddeee !!!". Pourquoi ne pas simplement constater que l'on ressent une pression justifiée par la conception restreinte voire victimisée de nous-mêmes et qu'étant donné le véritable niveau de confiance en soi et en la vie que nous éprouvons, cette pensée n'est ni réelle ni véritable, elle est relative à un certain état d'esprit et non à notre véritable nature ?

Parce que ce n'est pas vrai ??! Hahahaha !!! Il est peut-être là le "problème". Peut-être qu'à force d'occulter les symptômes, les plaies, les déchirures, etc, rien n'a cicatrisé, rien n'a disparu, la cause de toute notre souffrance a toujours été là même quand on se voilait la face. Le comble c'est qu'elle est toujours là ! Elle s'est accrochée à nous !!! Ouh Ouh Ouh, oust ! Eh bien non, moi aussi j'ai dû accepter, non sans mal et l'évolution continue, que c'est nous qui nous nous accrochons à elle(s). C'est nous qui ne la/les laissons pas partir. C'est nous qui interprétons amour de soi comme un synonyme de peur de l'autre (qui peut être extérieur à nous mais également à l'intérieur de nous).

En cherchant à les nier, à les occulter, à les combattre, à les supprimer, nous leur donnons de notre attention, de notre énergie, de notre temps, de nos ressources physiques et matérielles et les nourrissons et forcément elles grandissent. 

« L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires. » (Isaac Newton, physicien-mathématicien). 

C'est plus difficile de prouver que la théorie newtonienne sur les mouvements des corps s'appliquent également aux énergies invisibles, telles la pensée et pourtant...

La seule manière d'être en paix avec ces énergies c'est d'accepter qu'elles sont là et de les laisser partir en se focalisant sur les aspects positifs de notre être. Je sais, c'est un peu spirituel mais c'est à la mode et puis, même si chacun(e) est libre d'opter pour une croyance avec laquelle il/elle se sent mieux, nier que l'humain est fait d'un corps et d'un esprit qui l'anime c'est simplement ne pas comprendre un mot qu'il/elle utilise : "individualité", moi je comprends : la dualité indivisée ,donc la réunion de la dualité matérielle et spirituelle en un sujet.

Bref, j'ai déjà écrit que nous pouvions prendre conscience d'être plus que cette invidualité ou personnalité que nous nous trimbalons de gré ou de force. Nous sommes plus que la somme de notre corps et notre esprit. De même que la vérité est souvent beaucoup plus grande que la somme des points de vue interne(s) et externe(s). L'omniscience est plus vaste, plus large, moins relative et moins subjective que ce que nous percevons individuellement et même collectivement. 

Bien souvent la pensée collective n'est pas la somme de toutes les pensées des personnes qui composent cette collectivité, c'est uniquement le point de vue de certains qui a été adopté par une majorité. Ainsi d'un certain point de vue, la collectivité s'appauvrie au lieu de s'enrichir de la multitude et de la différence conséquente.

Tout cela n'est qu'une question de perspective puisque ceux dont les idées sont adoptées soutiendraient certainement que la collectivité est riche d'une croyance unanime qui perdure dans la joie et la bonne humeur de générations en générations et que c'est là que se situe la richesse de cette communauté...

 

 

Posté par jessicatoomuch à 19:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Quel(s) concept(s) représentons et valorisons-nous ?

Souvent, lorsque j'observe le monde, notre façon d'être, je suis frappée de remarquer que des êtres non humains font parfois preuve de plus d'humanité que les humains eux-mêmes. Peut-être n'est-ce pas de l'humanité mais tout simplement de l'amour. Peut-être que l'humain n'est pas la seule créature, le seul être qui en est capable.

Ainsi, souvent je me surprends à penser que des humains agissent comme des êtres qui ne sont pas humains, comme s'ils étaient ignorants d'eux-mêmes, de ce qu'ils sont et de ce qu'ils représentent. Ça m'est arrivé également de le remarquer me concernant. "Mais Jessica ! Qu'est-ce que tu fais là, c'est comme ça que tu te vois ? c'est en étant ainsi que tu exprimes la valeur que tu te reconnais ?!".

Admettons que dans un magasin, je vois un objet qui me fait envie et que je constate que je n'ai pas l'argent pour me l'offrir. Je n'aime pas cette situation. Je souhaite faire quelque chose pour la changer, l'améliorer, la rendre plus conforme à la situation que je veux vivre. Je pourrai essayer de me la faire offrir par quelqu'un. Je pourrai tenter de partir avec sans la payer. Je pourrai saisir la prochaine opportunité de gagner de l'argent peu importe ce que c'est. Je pourrai même me convaincre que je n'ai pas besoin de cet objet, que je n'en ai pas vraiment envie. Quelle conception de moi-même j'ai à ce moment-là ? Qu'est-ce que je semble représenter ? Qu'est-ce que je semble valoriser ?!

Est-ce que je suis en train de revendiquer et exprimer que je suis un être humain, c'est-à-dire un représentant de l'espèce la plus évoluée de la planète et de tout l'univers connu ?! Est-ce que je suis en train d'exprimer que je sais que la vie est bienveillante avec qui je suis afin que je puisse exprimer tout ce que je suis ? Ou est-ce que je suis en train d'exprimer que je n'aime pas ce que la vie m'offre de vivre et que malgré tout ce qu'elle pourra me faire, je continuerai de me battre contre ce qu'elle m'apporte d'injuste et de malheureux ?!

Je suis la première à reconnaître que quand quelque chose ne va pas comme je l'aurai voulu c'est parce que quelqu'un s'est mis en travers de mon chemin. Quelqu'un a voulu m'empêcher de réussir. Je suis la première à énoncer comment les choses auraient dû se passer, comment elles auraient dû être accomplies. Je suis la première à chercher les malfaçons et les comportements incohérents qui ont contribué à produire cette situation fâcheuse.

Est-ce que cela me permet de me sentir bien ? Est-ce que je suis heureuse lorsque je cherche un coupable, lorsque j'accuse un comportement ou une personne, lorsque je dénonce telle incohérence, telle hypocrisie ?

Sans doute que dans le fond j'ai raison de conclure que ce n'est pas normal de traiter les gens, les dossiers, les objets, la nature de cette manière mais suis-je heureuse de ce constat ? Comment pourrais-je l'être ?

En général, pour être heureuse, je crois avoir besoin de comprendre et de trouver la solution. J'ai besoin de faire un travail cérébral pour passer à autre chose. Je constate que d'autres personnes, elles, passent très vite à autre chose. Elles ne se sentent pas affectées plus que ça. Sommes-nous égaux ? 

J'ai tendance à croire qu'il n'y a pas de hasard et que la nature est bien faite même lorsqu'elle semble mal faite et que c'est même là à ce moment-là qu'elle nous enseigne le plus quant à qui elle est et qui nous sommes. C'est en cela que réside notre égalité. Nous participons tous à la vie de manière égale. Chacun laisse plus ou moins de traces mais chacun a eu les opportunités pour choisir d'en laisser ou choisir de ne pas en laisser. Est-ce que laisser une trace de qui on a été durant notre vie sur Terre est important ?

Est-ce que cette trace doit être teintée d'or pour être désirable ? Est-ce que le risque de laisser une trace honteuse est une raison de s'empêcher de tenter de laisser la trace teintée d'or ?

Et abstraction faite de la teinte de la trace. Si j'ai ressenti de la joie en effectuant ce pourquoi j'ai laissé une trace ou n'en ai pas laissé, n'était-ce pas déjà une fabuleuse attention que je m'étais offerte à moi-même. Rayonner qui je suis. Rayonner mes idées. Rayonner ma manière d'être. Aux yeux de tous et de toutes. Devant mes propres yeux. Moi qui ai pu avoir tendance à me juger négativement et à me condamner, à envisager l'échec et à douter de moi lorsque la réalité semblait ne pas me donner ce que je croyais être.

Mais qui crois-tu être ? Si tu dis être pauvre, si tu dis être victime, si tu dis être impuissant, si tu dis ne pas être intelligent, qui crois-tu être ? Crois-tu être quelqu'un face à quelqu'un d'autre mais quand il n'y a personne qui nous fait face, on ne se sent... personne ?!

Pourquoi demandes-tu aux autres de t'offrir la bienveillance, la compassion, la clémence, l'amour, la justice, la reconnaissance, le pardon que tu ne t'offres pas toi-même à toi-même ?!? De qui attends-tu la permission pour t'autoriser à te permettre d'incarner ce que tu reconnais être ta valeur propre et unique à toi ?! 

Personne d'autre que moi ne peut être moi. Personne d'autre que toi ne peut être toi. Si tu n'es pas toi et que je ne suis pas moi, alors nous ne sommes pas. Nous manquons à la vie. La vie nous attend. Elle a été informée de toi et moi qui devaient exprimer ce qui fait que toi et moi sommes qui nous sommes. Mais nous, nous attendons que la vie nous y autorise par la permission légale, sociale, familiale, culturelle, professionnelle, etc. Pourtant si la vie nous a offert à la vie, c'est bien qu'elle nous permet déjà cela. Elle nous pousse même à cela. Bien souvent au travers des difficultés que nous vivons, la vie ne nous pousse qu'à prendre conscience de notre potentiel, à prendre conscience de tout ce dont nous sommes les représentants et que personne d'autre ne peut représenter à notre place car ils ont déjà leur propre responsabilité d'être les représentants de ce dont ils sont.

Peu importe que nous pensions être ceci ou cela et qu'après coup, une fois l'expérience démarrée voire achevée, il s'avère que nous sommes bien différents de ce que nous croyions être. Nous aurons été fidèles à ce que nous étions conscients d'être et nous n'avons pas hésité à exprimer que ce n'était plus le cas au moment où la prise de conscience a été perçue. N'est-ce pas enthousiasmant ?

Le fait est que plus nous cherchons à éviter certaines choses et plus elles se produisent. Est-ce qu'il faut être très intelligent pour le voir ? Non mais choisir d'être honnête pour le reconnaître est sûrement nécessaire. 

Juger que quelque chose est inacceptable ne fait pas disparaître cette chose. En réalité, ce n'est qu'en acceptant que la situation est telle qu'elle est que nous avons ensuite les moyens de la laisser partir afin qu'elle ne soit plus dans notre champ de perception de notre réalité.

Accepter que ce qu'on voudrait voir fonctionner de la manière dont on l'a décidée ne fonctionne pas peut en effet procurer une gêne émotionnelle et mentale et pourtant c'est en se libérant de cette pression émotionnelle et mentale qu'il devient à nouveau possible d'envisager une manière qui fonctionne, indépendamment de nos préjugés. Ce que certains nomment le "lâcher prise".

Lorsque j'écris ceci je pense à des faits que je reconnais comme étant graves en effet. Que ce soit le viol et notamment sur mineurs, les mutilations corporelles, l'asservissement humain, les crimes d'honneur. Je pense aussi à tous ceux qui n'ont d'autres solutions à proposer pour que ces actes cessent, que d la mort et la torture aux personnes qui ont commis ou tenté de commettre pareils actes.

De la même manière que je ne pense pas qu'opposer les riches et les pauvres comme deux forces inconciliables soit constructif et innovant ni même producteur de paix, opposer victime et bourreau me semble stérile, superficiel voire pathétique et misérable.

Je préfère reconnaître qu'il y a une cause à tous ces effets abominables et que c'est principalement de cette cause dont nous devrions nous soucier. De même que l'homophobie n'éradique pas l'homosexualité, considérer des être humains comme privés d'humanité au regard de leurs actes ne les rendra pas plus humains. Et puisque dans ces conditions ils ne peuvent devenir plus humains, tuons-les ! 

Sans un certain recul sur la vie, en choisissant d'ignorer que la vie se déroule dans un univers qui est relatif et non absolu, il est forcément compliqué de se détacher de qui semble nous frapper, nous sauter aux yeux, nous prendre les tripes et la tête, nous arracher le coeur, nous couper les bras.

Le vocabulaire français est riche à ce sujet et même si reconnais une certaine sagesse à la langue française, il n'en demeure pas moins qu'elle ignore toute une partie de notre nature humaine.

Nous sommes le produit d'un civilisation et d'une culture qui s'est construite sur des lamentations à destination du Créateur de l'univers qu'il soit un dieu, une déesse, la nature ou le hasard. Des penseurs de toute confession ont exprimé des lamentations sur les déviances du pouvoir, sur la survenance des évènements considérés comme fortuits, sur les comportements qu'il est naturel ou non d'exercer, sur ce qui est normal et ne l'est pas, etc.

La République est, pour moi, le produit du ras-le-bol, du refus de l'oppression absolue, autoritaire et discrétionnaire au sein de laquelle, la démocratie est une manière de diviser les détenteurs du pouvoir : le peuple. Le peuple est détenteur du pouvoir mais le peuple n'est pas une entité signulière, elle est plurielle et de ce fait, elle a beaucoup plus de facilité à se diviser et à se combattre.

Lorsque le peuple pense exercer le pouvoir, il pense d'abord à l'exercer de la manière qui lui semble la plus profitable à ce qu'il conçoit être "son intérêt". Que se passe-t-il quand une multitude d'intérêts se bousculent sans se reconnaître égaux entre eux. Ils se perçoivent séparés, divisés les uns des autres. Ils perçoivent ce qu'ils sont et ce qu'ils ne sont pas. Ils cherchent à prendre de l'ampleur voire à imposer une domination de sorte que même si le système initial prétendait évincer les rapports de domination, il y contribue et participe activement.

Est-ce que le concept du "mais je n'ai pas (eu) le choix" a encore sa place ?

 

Posté par jessicatoomuch à 15:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Gilets jaunes : pauvre, riche, n'est pas une identité !

Avant de commencer cet article, je tiens à préciser, de manière globale, certains points.

Je sais que dans notre monde, dans nos sociétés étatiques, locales, familiales, amicales, professionnelles ou scolaires, juger et condamner sont devenus banal. Tout le monde juge et condamne. On le fait envers soi-même mais aussi envers les autres, envers la vie elle-même. Souvent on condamne que telle ou telle chose, situation, ne devraient pas exister ou alors qu'elle devrait exister de la manière dont notre logique semble nous l'indiquer. Nous sommes insatisfaits et nous l'exprimons.

Alors même que nous soutenons que cette chose ne devrait pas être, elle est. Alors que nous soutenons que telle chose devrait être, elle n'est pas. Que se passe-t-il ensuite ? Généralement, nous souffrons. Nous essayons de combattre la réalité et nous perdons de vue la réalité que nous voudrions voir se manifester au profit de celle dont nous ne voulons pas.

Mes propos, même s'ils ont une portée critique, ne visent pas à juger ni à condamner mais plutôt à faire prendre conscience.

Je constate que je perçois ci et ça et je préfère me demander si cela fonctionne.

Et quand bien même, j'en viendrai à conclure que ceci fonctionne ou ne fonctionne pas, je reste ouverte à la possibilité que quelqu'un puisse avoir une autre lecture. Cela ne signifie pas pour autant que je devrais choisir de modifier la mienne. Si les deux existent et que chacun est heureux comme ça, alors tant mieux ! 

Le fait est que bien souvent, nous refusons d'être heureux qu'une autre vérité coexiste à côté de la nôtre. C'est l'image que nous percevons qui doit être la seule et unique vérité reconnue, la seule qui a le droit d'exister, la seule dont il est possible et plausible qu'elle existe et soit appliquée.

J'en ai beaucoup souffert. Extrèmement souffert. Comment être heureux quand on se sent obligé d'imposer sa perception aux yeux des autres, de même que comment être heureux lorsqu'on se sent obligé d'abandonner sa perception au profit d'une autre qui nous est imperceptible à nos yeux et dont on perçoit seulement l'éventuelle sécurité personnelle qu'elle peut apporter à notre sort ?!

"Être heureux/heureuse ou avoir raison ?" demandais-je dans mon précédent article. J'aime beaucoup avoir raison. J'ai déjà été prête à tout pour avoir raison et pourtant je préfère être heureuse. Mais comment faire pour l'être alors que le monde est en lutte permanente pour imposer telle ou telle raison ?

Lutter, être contre, combattre, se battre, mais quand est-ce qu'on propose ?! Combien dénoncent la loi du plus fort et en même temps reconnaissent que c'est la seule manière d'obtenir la satisfaction de nos attentes ?! Mais quelles étaient nos attentes déjà ? Et quel niveau de satisfaction demandions-nous ?

Ici, il s'agirait plutôt d'aborder le sujet de la lutte des classes et en même temps comment parler de quelque chose qui est censé avoir disparu mais qui continue d'exister de manière incidieuse...?

Riche ou pauvre, finalement ce serait tout ce qui compte pour définir un individu et les droits qui s'attachent à lui ? 

Riche ou pauvre serait devenu une identité, un marqueur social. La capacité fiscale est devenu un élément d'état civil qui vient s'ajouter aux noms et prénoms que nous portons. 

Soit ! Pourquoi pas ! Personnellement je suis pour que tous nos choix soient officiels, publics et assumés. Je suis pour la publication de nos revenus et de nos contributions fiscales, sociales, associatives etc. Je suis pour l'affichage public systématique de toute personne jugée coupable de quoi que ce soit et dans tout domaine. Bref, oui je suis pour que tout le monde fasse ce qui lui chante mais je suis pour que ce soit fait de manière assumée et responsable et non en cachette. Je parle bien d'adultes majeurs et capables et non d'enfants terrorisés d'être grondés et punis !!

Je ne pense pas que c'est en opposant richesse et pauvreté, riche contre pauvre qu'un équilibre puisse être trouvé et je ne pense pas que c'est en s'identifiant à notre capacité financière que nous pouvons être soi. Pauvre, riche n'est qu'une question de perception et non une nature, pas plus qu'une identité.

Qu'on s'identifie à l'un ou l'autre, de même qu'à un emploi, à une activité, une situation familiale, etc... et que la situation vient à changer  (ce qui se produit toujours) alors notre identité disparaît et nous devenons ignorants de nous-mêmes. Nous ne savons plus qui nous sommes. Si être riche est mon identité parce que je considère avoir de quoi me considérer riche, dès lors que je considère ne plus avoir assez, mon identité change, désormais je suis pauvre. "Bonjour, je me présente, je suis pauvre, mais avant j'étais riche et je compte le redevenir. Je n'aime pas être qui je suis, je n'aime pas être pauvre, je ne veux de cette vie, j'en veux une autre...".

De combien faut-il disposer pour être considéré riche ? et pour se considérer soi-même riche ? Quelle activité faut-il pratiquer ? Où faut-il habiter ? Comment faut-il s'habiller ? Que faut-il manger et boire ? Comment faut-il se déplacer ? etc, etc. !!! Hahaha.

Si je suis millionnaire et que mon entourage est millionnaire mais que je suis la moins riche d'entre eux, suis-je pauvre ?

Si je suis dans la classe moyenne et que mon entourage est de classe moyenne et que je suis la plus riche d'entre eux, suis-je riche ?

Quel est l'indicateur, le point de repère ? Qui gradue ?

Toute jeune déjà je me demandais pourquoi certains vivent dans de grandes maisons et pourquoi d'autres dans de petits appartements. "Parce qu'ils ont plus ou moins d'argent" m'avait-on dit. Plus tard, j'ai compris que ce n'était pas qu'une histoire d'argent. C'est comme ça. Certains ont eu des opportunités, d'autres non ou ne les ont pas saisi. Ils ont fait un choix qui leur semblait meilleur, plus judicieux. Financièrement, après coup ce n'a peut être pas été le cas, et c'est là que tout prend son sens.

Pourquoi ne suis-je pas née en Palestine ? Parce que mes parents n'y sont jamais allés ? Mais pourquoi la conscience que j'ai de moi, mon esprit ou je ne sais pas comment l'appeler, pourquoi n'est-ce pas né ailleurs, pourquoi pas à une autre époque ? Pourquoi moi je vis cette vie dans ce corps là ? Pourquoi je ne suis pas née avec un handicap ? Pourquoi suis-je née là dans cette famille et pas une autre ? Pourquoi j'aime le chocolat ? Pourquoi je comprends beaucoup de choses facilement ? Pourquoi me dit-on que ce que je sens ce n'est pas bon, ce n'est pas vrai, que ce que je sens est ou devrait être autre chose pour que ce soit acceptable et accepté ? 

Et si je n'étais qu'en train de vivre une expérience parmi d'autres ? et si en l'espace d'une vie, je vivais en fait une multitude de vies ? Riche ou pauvre, est-ce que ça s'impose à moi ? Ne suis-je pas libre de choisir la manière dont je me sens indépendamment de ce que je crois être Ma capacité financière ?

Là oui, ça demande un genre de sagesse ou je ne sais quoi afin d'y parvenir. On peut sentir qu'on n'en a rien à faire, que c'est futile, stérile, dangereux. C'est à chacun de choisir ce qu'il appelle être libre, être heureux, être joyeux, être prospère, être riche, être pauvre etc.

Quelle conception de l'être humain choisissez-vous d'adopter ? Que sentez-vous à propos de ce que c'est que d'être humain ? 

Au fond de vous, vous savez. Vous n'en avez peut-être simplement pas encore fait l'expérience. Peut-être que ça remue beaucoup de souvenirs, d'émotions, de sentiments, de pensées, de croyances, d'habitudes. N'ayez pas peur, vous êtes seulement en train d'en faire l'expérience. Vous êtes plus que votre personnalité actuelle qui vit l'expérience sensorielle physique. Vous sentez derrière que vous êtes plus que cette personnalité avec laquelle vous vous présentez au monde et à vous-même. Peut-être que vous l'appréciez, peut-être que non. Si ce n'est pas le cas, pouvez-vous sentir l'humour de la situation ? Pouvez-vous vous sentir léger à propos du fait que vous n'appréciez pas votre personnalité ?

Oui, les "Gilets Jaunes" ont raison de dénoncer la hausse du coût de la vie. Ils ont raison de demander la baisse de la pression fiscale. Ils ont raison de croire qu'on obtient des résultats par des démonstrations de force. Et puis pour moi, ça s'arrête là. On veut encore une fois faire du raccomodage, avoir l'impression que les riches ont laissé un peu aux pauvres, qu'ils ont partagé.

On s'en prend toujours aux effets mais pas à la cause. On dénonce mais on ne propose rien. 

C'est un peu comme avec "Macron démission", ah ouais et après ? On met le président du Sénat en attendant ? Ou encore un autre politicien carriériste en manque de reconnaissance et prêt à jouer la marionnette de la lutte entre grandes multinationales, petits patrons, classes moyennes prospères et personnes vivant autour et sous le seuil de pauvreté ?!

Diviser pour mieux régner. Tout le monde le sait, les riches l'appliquent, les pauvres aussi. 

La lutte des classes, c'est la dénonciation d'un système où certaines personnes veulent être désolidarisées des autres. Elles souhaitent affirmer qui elles sont et qu'elles sont responsables d'elles-mêmes voire de certaines personnes supplémentaires et s'arrêter là. Ainsi, les riches fuient les pauvres et les pauvres se sentant exclus et rejetés adoptent le même comportement et fuient en quelque sorte les riches pour ne pas avoir à subir de douloureux sentiments d'exclusion. 

Une réalité construite de toutes pièces entre alors en scène et devient un prétexte à la lutte. Est-ce que les patrons luttent pour avoir des employés à leur service qui font ce qu'on leur demande de faire ? Est-ce qu'un officier de l'armée lutte pour avoir des soldats qui exécutent les ordres ? 

Les pauvres ont compris qu'ils ne pouvaient avoir les riches à leurs ordres que lorsqu'ils acceptaient eux-mêmes de ne plus être à leurs ordres, en faisant barrage. On bloque tout, plus rien ne circule si ce n'est la colère et la protestation.

J'ai presque envie de m'excuser de répéter quelque chose d'aussi banal mais il est nécessaire de s'unir. Il est nécessaire que les pauvres s'unissent entre eux d'une part mais d'autre part qu'ils s'unissent aux riches.

Le riche ne veut pas se mettre à la place du riche puisqu'il ça lui causerait peines et souffrances. Est-ce que le pauvre peut faire abstraction de la situation qu'il déplore pour se mettre à la place du riche ?! Est-ce que le pauvre peut sentir et accueilir une certaine compréhension de la situation du riche ?! Le riche ne veut pas le faire, le pauvre croit qu'il n'a pas à le faire pour s'assurer de conserver sa raison d'être énervé, déprimé, etc. 

Les riches n'ont pas à s'appauvrir pour faire le bonheur du pauvre. C'est aux pauvres de s'enrichir et peu de riches aideront un pauvre à s'enrichir donc c'est aux pauvres de s'aider à s'enrichir entre eux. C'est aux pauvres de créer l'alternative. C'est à chaque personne qui se croit pauvre de se donner l'opportunité de se concevoir riche indépendamment de l'interprétation de sa situation matérielle.

A force de se répéter qu'on est pauvre, il ne faut pas croire qu'on va capter le moment où la richesse viendra taper à notre porte. On pensera à une plaisanterie de mauvais goût, voire à une insulte ou on ne l'entendra même pas. 

"On récolte ce que l'on sème". A force de répéter des paroles négatives à son sujet et au sujet de ce qui nous entoure, on participe à créer cette réalité négative. Semer négatif donne une récolte négative.

Qui est heureux de se répéter qu'il est con ? Qui est heureuse de répéter qu'elle est trop grosse ? Qui est heureux de répéter qu'il est pauvre ? Certainement celui qui a fait voeu de pauvreté.

C'est à nous de savoir si par nos paroles, nos pensées et nos actes nous exprimons un voeu de prospérité et de richesse ou un voeu de pauvreté dont nous n'avons même pas conscience.

Combien de "pauvres" enrichissent les producteurs de tabac qui utilisent des terres cultivables pour que nous puissions fumer notre temps, notre énergie, "nos problèmes", alors que ces terres pourraient accueilllir fruits et légumes et bénéficier à l'alimentation des populations ?

Je fais partie de ces pauvres et pourtant je fais la nana qui essaye de manger bio, qui essaye de trier ses ordures, qui essayent de réduire ses ordures, sa consommation d'énergie etc.

J'en ai conscience alors que d'autres ont encore la face voilée mais pour autant, puis-je en vouloir à Macron, aux dépenses publiques, à la fiscalité ou qui que ce soit d'autre de mes choix d'acheter un paquet à 7,90 € tous les 2 jours ?

J'ai des dettes et je creuse mes dettes pour pouvoir continuer de fumer quand j'ai envie de fumer. 

Imaginez à quel point la situation du monde s'éclaircirait pour tout le monde si nous les fumeurs avions tous cette prise de conscience de pouvoir être heureux de vivre notre vie sans fumer...

"Faîtes ce que je dis mais ne faîtes pas ce que je fais." Pourtant j'ai conscience qu'il est nécessaire d'être le changement que l'on veut voir dans le monde. Je ne pense pas qu'on puisse supprimer une énergie en lui opposant la même énergie. 

Je pense qu'être con fasse à un con a peu de perspective de développer une évolution positive tant que l'un d'eux n'aura pas cet éclaircissement dans la pensée qui le conduit à accepter d'être bienveillant en premier.

Nos élites sont "connes" mais elles sont riches et détiennent le monopole de la violence légitime. Jouer aux cons avec eux c'est jouer aux cons contre nous-mêmes. Qui subit les blocages, qui paye les rénovations après les dégradations, qui paye les polices d'assurance, qui paye les impôts, qui paye ?? C'est toujours le client, le consommateur, le contribuable final qui paye.

A un moment avoir des élites "connes" c'est une chose, mais être entourés de concitoyens tout aussi cons et qui revendiquent leur droit de contrôler et d'exercer un pouvoir d'une manière tout aussi abjecte, ça ne m'intéresse pas.

Ce qui m'intéresse c'est les initiatives qui sont pour quelque chose et non contre quelque chose. 

J'ai compris que parler, penser, agir contre quelque chose c'est la nourrir tandis qu'on est censé essayer de la supprimer. 

Donc, ce qui m'intéresse c'est les initiatives, les propositions qui sont en faveur de quelque chose et dont cette chose est elle-même en faveur de quelque chose. Il y a une sorte d'idée derrière l'idée et qui sont toutes les deux en faveur de quelque chose. Ne pas voir les situations de cette manière est, pour moi, trop superficiel.

Pour tenter d'illustrer ma façon de voir, il y a quatre situations possibles :

  • Être pour pour : je suis pour une pêche écologique pour maintenir la biodiversité
  • Être pour contre : je suis pour le maintien de la biodiversité contre la pêche industrielle
  • Être contre pour : je suis contre la pêche industrielle pour maintenir la biodiversité
  • Être contre contre : je suis contre la pêche industrielle et l'élévation des quotas.

Selon vous, quel choix d'être permet de répéter ce qui nous tient à coeur ? Quelle affirmation exprime uniquement ce qu'on veut sans donner l'opportunité à ce qu'on ne veut pas d'exister ?

Je crois que ça fait parti du processus de construction de l'être humain de se définir contre, c'est-à-dire par comparaison en relation à ce qu'il n'est pas. Ce qui, en quelque sorte, pose problème c'est l'incapacité de voir derrière ce contre. Ce contre ne survient pas au hasard. Ce contre ne survient pas pour énerver, ce contre ne survient pas pour punir. Ce contre survient pour créer l'occasion d'exprimer qui nous choisissons d'être. Comment se sentir fort si on n'a jamais connu la faiblesse ? Comment se sentir aimé si on n'a jamais été détesté ? Comment se sentir riche si on ne connaît pas la pauvreté ?

Comment savoir que je veux ceci si je ne sais pas que je ne veux pas de cela ?

C'est le système de la dualité et plutôt que de le subir, il est possible d'en jouir en réunifiant ce qui semble être divisé.

 

 

Posté par jessicatoomuch à 08:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Gilets jaunes, est-il plus important d'avoir raison ou d'être heureux ?

Depuis quelques années je n'ai plus la télé, je ne veux plus regarder les infos, je ne lis plus la presse. J'ai un smartphone, un ordi portable, une connexion internet, je sors, je me déplace...Bref, je suis quand même au courant de certaines choses. Je regarde beaucoup Arte mais pas trop les sujets d'actuallité parce que je m'irrite vite !! Hahaha.

Donc je sais que depuis le mois de novembre, un mouvement de dénonciation, de manifestation, de protestation, voire de proposition perdure en France sous la bannière "Gilets jaunes". 

Alors des choses à dire, j'en ai pleins et d'un point de vue purement humain j'ai envie de dire, moi ce qui me frappe le plus c'est la robotisation émotionnelle.

J'appelle ça ainsi parce que souvent j'ai constaté que des films de science-fiction abordait des fiction d'avenir où l'humain serait dépossédé de ses émotions. Or, la caractéristique émotionnelle de l'humain reste un des fondements de toutes nos sociétés qu'elles soient avancées technologiquement ou non.

Pour moi l'émotion ce n'est pas que le gnangnan. L'émotion c'est aussi quand on se sent valorisé, fort, reconnu, puissant, respecté, honnoré, etc.

Croire que l'on n'est pas dans l'émotionnel lorsqu'on se sent troublé par une question de position sociale c'est comme croire que toute la société de consommation et de gouvernance ne se sert pas de tous ces aspects pour exercer une pression sur nous.

En effet, certaines personnes ne se rendent pas compte du pouvoir qu'elles ont et pour ma part, j'observe une situation de fait où beaucoup d'entre nous se retrouvent dépossédés de leurs moyens, de leurs ressources par la cause de leurs propres choix. Je considère que la dépossession de nos moyens n'est pas la cause de notre malheur mais l'effet de l'ignorance qu'on se porte à soi-même.

Pour autant, est-ce la responsabilité des élites, des financiers, des commerçants, des prestataires de service etc, de palier à notre ignorance, à notre naïveté, à notre besoin de reconnaissance, à notre besoin d'estime etc. ??

Dans un certain sens, je pense qu'entre êtres humains cela devrait en effet être naturel d'être bienveillant envers son prochain. Dans un autre sens, je pense tout autrement. 

Je pose la question "est-il plus important d'avoir raison ou d'être heureux ?".

Avoir raison est quelque chose qui pour moi est super super super important et pourtant ! Pourtant, j'en suis arrivée à ne plus du tout en faire une priorité lorsque je communique. Chercher la validation d'autrui c'est une manière de se déposséder de son pouvoir personnel. Lorsqu'on est persuadé d'avoir raison, on n'a pas besoin que l'autre le reconnaisse. Chacun est libre. 

Être heureux, être heureuse. Pour certains, certaines c'est un concept abstrait et pour d'autres, il est plus précis. Il semble que ce concept n'est pas toujours existé peut-être que ce n'est même qu'un mirage, un rêve. A chacun, chacune de sonder à l'intérieur de soi si ce concept de bonheur, ce concept de vivre heureux/heureuse évoque quelque chose et si c'est important.

Souvent, nous avons tendance à d'abord commencer à se demander si c'est possible pour nous. Si ce n'est pas possible, pourquoi y penser ?!

A mon sens, c'est un peu pareil que pour le concept d'avoir raison. Si on ne peut pas avoir raison pourquoi essayer... ???

Est-ce que je prétends que les personnes qui se consacrent au mouvement "Gilets Jaunes" ne sont pas heureuses ou n'ont pas raison ?

Pour moi, la question n'est pas là, mais dans un sens, si on se plaint c'est qu'on n'est pas heureux. Et oui certaines personnes diront "moi dans ma famille et dans ma tête tout va bien mais ça suffit de se faire prendre pour des cons". "Ok mais donc le sentiment que tu as de te faire prendre pour un con te fait donc ne pas te sentir heureux ?".

Donc pour moi la question c'est plutôt "pourquoi des personnes croient-elles encore que c'est en se tournant vers le haut qu'ils vivront la vie qu'ils ont envie de vivre ?"

La vie qu'on veut vivre elle est en nous. Tout ce qu'on veut c'est vivre en se sentant léger. On veut vivre en se sentant rempli d'une sensation de bien-être. On veut sentir que rien d'inconfortable ne viendra troubler cet état d'être. Ouais ok, mais est-ce que c'est à la vie de nous nourrir ou est-ce à nous de nourrir la vie ?!?

Si notre état de bien-être intérieur dépend de ce qui nous environne, alors nous ne sommes pas libres. Est-ce que liberté est synonyme de bonheur ? Je ne crois pas. Je crois qu'on puisse être libre et malheureux et même qu'on puisse être heureux et prisonnier. C'est simplement à chacun et chacune de vivre l'expérience de qui il/elle est, de qu'elle manière nous nous définisons ?

Quel concept as-tu de toi-même ? 

Oui en France, il y a plein de choses à reconsidérer, à remanier, à refondre. Oui, oui, oui, je pense que la pression fiscale est beaucoup trop lourde. Oui, oui, oui je pense que les élites politiques ne savent pas ce que c'est que de recevoir 500, 1000, 1500, même 5 000 euros par mois et de devoir payer tout leur train de vie avec.

Actuellement au RSA après m'être faite licenciée en mars 2017 et je n'ai franchement pas envie de retourner dans le système de la dépendance salariale mais comment faire pour survivre avec si peu d'argent ? Nos élites savent très bien que notre situation est inconfortable. Bien évidemment, que pour la plupart, leur plus grande hantise est de se retrouver à notre place. Ce n'est simplement pas acceptable selon la conception qu'elles ont d'elles-mêmes et elles font presque tout ce qui leur est possible pour que ça devienne un acquis.

Bien évidemment que recevoir "malgré la qualité de votre profil, nous ne donnerons pas suite à votre candidature" ça ne les fait pas rêver ni pour les personnes qu'elles veulent voir réussir. Et puis leur "réussir sa vie" à eux c'est quoi ? Est-ce que les riches sont heureux ? Est-ce que les élites semblent heureuses avec leurs chauffeurs, leurs voyages, leurs repas gastronomiques etc. ?

Le fait est que nos élites, politiques notamment, jouent le jeu de la partition de la conscience que nous avons de nous-mêmes. Nous la masse. Le peuple. La population. La populasse. Les autres. Les "sans-dent".

Nous prétendons avoir besoin de tellement de choses pour pouvoir vivre heureux...! Ça tombe bien ! Elles ont plein de choses à nous vendre pour y arriver.

A chaque fois que nous obtenons quelque chose, nous avons peur de le perdre. Nous luttons contre l'évolution, persuadés qu'elle sera destructrice pour ce qu'on veut s'attacher à considérer être des acquis.

Moi j'ai envie de dire, les riches ils vivent leur vie, ils s'adaptent, voire créent des situations et les exploitent. 

Combien de personnes s'en plaignent alors qu'à leur place elles feraient exactement la même chose ?... si ce n'est d'une manière encore plus extrème... Les privilèges ! On adore ça en France. On dit qu'on veut juste une goutte mais on est beaucoup plus assoiffé que ça, mais ça c'est intime, privé, ça ne se dit pas, c'est tabou. Nous on préfère diaboliser l'argent à voix haute pour lui donner la dimension d'un sujet tabou alors qu'officieusement il est considéré comme le centre de tout.

J'ai toujours pensé que je pourrais être plus riche qu'il n'y paraît, que je mérite d'être plus riche que je ne le suis. Je vois bien ce qui fait recette. Si j'avais vraiment que l'argent en tête, je saurai comment parvenir à m'enrichir. Tout repose sur la demande, le besoin et l'offre, le service, le produit.

De quoi les gens ont besoin ? De Tout ! Hahaha, de tout mais certains domaines prédominent. L'alimentaire, la pharmacopée, l'hygiène, l'énergie, les technologies de l'image etc. Au départ, certainement que les aspirations ont toujours été économiques mais certainement aussi qu'il y avait une intention louable : améliorer le confort de la vie humaine. Sauf qu'à un certain moment, l'économie a été perçue comme une source de bien-être et de bonheur bien plus heureuse que l'altruisme.

Avec le temps, les élites se sont placées dans des secteurs tellement sûrs qu'ils sont lucratifs sans rien faire et puisqu'ils sont également interdépendants, chaque secteur finance un autre secteur qui leur appartient également.

Ainsi peu importe où se trouve l'argent dans le circuit de circulation, il est en quelque sorte en leur possession. S'il sort de quelque part il va rentrer ailleurs là où c'est également sous leur contrôle.

On peut participer à ce système de plusieurs façons. Au point de vue individuel déjà, on peut vivre dans ce système de manière plus ou moins avertie et consciente afin de mieux discerner les enjeux qui sont les miens de ceux qui ne me concernent pas etc. Être lucide sans pour autant être affecté émotionnellement. "Ah, ils nous prennent pour des cons !".

Peut-être et alors ? Et après ?

Le croire, le penser c'est une chose mais qu'est-ce qu'on en fait ? On demande à l'autre d'arrêter ?

Donc si l'autre n'arrête pas, tout ce qu'on est capable de voir c'est qu'on est pris pour un con ? qu'on n'est pas respecté ? qu'on est humilié ? qu'on est injustement traité ? qu'on est trahi ?! 

A quel moment, dans une telle situation dérangeante et embarassante, on est en mesure d'accepter qu'on peut percevoir la situation d'une façon beaucoup moins déprimante, énervante, humiliante, etc ?! A quel moment, acceptons-nous d'être plus que cette interprétation malveillante ?! 

Les "riches" ne souhaitent pas cesser de s'enrichir. De même que je ne souhaite pas cesser de m'enrichir financièrement et peu de personnes le veulent. Donc sans cesse demander un appauvrissement des riches, c'est stérile. C'est amusant certes, mais ce n'est pas constructif. A quoi bon construire une société où l'objectif est de limiter le montant des sommes que les personnes peuvent recevoir.

C'est totalement régressif comme demande. En même temps, demander des hausses de salaires c'est demander des hausses de prix, alors on demande quoi ?!

Je ne vais pas dire qu'on cesse de demander, voire d'exiger mais je dis qu'en premier lieu, on ferait mieux de se tourner vers soi-même, simplement pour reprendre possession de notre pouvoir personnel. Se tourner vers l'extérieur, c'est se déposséder de son pouvoir. C'est aussi une manière de se déposséder de sa responsabilité, mais l'issue demeure la même, c'est nous qui nous plaignions parce que nous sommes dans la situation où l'on reproche à quelqu'un quelque chose qui ne correspond pas à l'image à laquelle nous 

Nous leur repprochons d'être méchants avec nous qui sommes si gentils. Et que ce passe-t-il lorsqu'un gentil devient riche, il devient méchant ?

Voir qu'il y a un problème et qu'en plus il ne peut être résolu que par l'intervention de quelqu'un d'autre qui refuse d'intervenir c'est frustrant non ?! Peut-être que certains prennent plaisir à ressentir de la frustration et dans quel cas, je vous encourage à continuer mais pour les autres ? Ceux que la frustration contamine d'accablement et de colère ? 

Vous êtes sûrs qu'il n'y aucune solution ? Êtes-vous sûrs que la seule manière de parvenir à la paix sociale est de combattre une poignée d'entre nous qui innovent, offrent du travail des produits et des services auxquels nous n'avions peut-être jamais pensé avant d'en devenir dépendants ?

Depuis que l'humanité existe, combien de combat on permis d'obtenir la paix ? Pourquoi se donner du mal pour récolter du bien si le dicton "on récolte ce que l'on sème" dit vrai ?!

Prennez soin de votre bonheur intérieur, celui qui ne dépend pas des circonstances éphémères que nous vivons chaque jour mais qui dépend de qui vous êtes fondamentalement et de ce que vous choisissez d'en extérioriser. 

 

 

 

 

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05 février 2019

La vie, soi et les autres

Pour ce deuxième message, je continue d'aborder des sujets vastes de manière plutôt vague. La vie, soi, les autres. Il y a tant à développer sur chacun de ces thèmes. La vie (et la mort), soi (mais lequel ? parce que j'ai quand même beaucoup évolué en 30 ans), les autres (ceux qui ne sont pas moi ?).

Comme tout à chacun, j'ai mes croyances à de nombreux sujets. Toutefois, avant d'aborder "mes croyances" qu'elles soient culturelles, philosophiques, voire religieuses ou scientifiques, il me semble important de partager un autre aspect de la question. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui englobe nos croyances quelque qu'elles soient ? Est-ce qu'il n'y a pas une source commune à toutes ces croyances.

Est-ce que s'attacher à revendiquer que nos croyances sont la vérité absolue est pertinent si chacun revendique ses croyances comme des vérités absolues ?

La vie serait-elle faîte d'une variété dé vérités absolues contradictoires et inconciliables et qui pourtant fonctionnent ensemble ?

Et puis d'où nous viennent ces croyances ? Est-ce qu'elles sont innées ou est-ce qu'elles sont inculquées puis intégrées quelque part en nous ?

J'accepte de croire que toutes croyances contient une part de vérité, pour autant je remarque que toute vérité contient également de la fausseté selon le point de vue choisi pour percevoir l'état de réalité d'une situation donnée. 

Par exemple, si je clame que Dieu existe, est-ce que d'un certain point de vue celui ou celle qui revendique que Dieu n'existe pas ne dit-il/elle pas la vérité ?

Je suis persuadée qu'à partir du champ de perception de cette personne, elle dit la vérité, elle dit SA vérité et elle peut choisir de la reconnaître comme une vérité absolue. Est-ce que cela est censé provoquer quelque chose en moi ? Suis-je censée réagir, suis-je obligée de réagir ? Ne puis-je donc pas simplement accepter que certaines personnes ne reconnaissent pas les choses comme moi ? Suis-je obligée de reconnaître que la vérité revendiquée par cet autre a une prééminence sur la vérité que je reconnais ?

Et si tous les 2, nous reconnaissions une vérité absolue qui n'en est pas une. C'est une vérité, oui, mais elle est relative. Est-ce que les vérités nous préexistent ? Et si personne ne croit à cette vérité-ci ou à celle-là peut-elle exister ? 

Certainement qu'il existe des vérités qui nous préexistent, qui s'imposent à nous mais cela n'empêche pas que quelque part c'est à chacun d'en être conscient ou non.

Alors quelle conscience choisissons-nous d'avoir de la vie, de soi et des autres ?

Formons-nous un ensemble ou sommes-nous séparés ? Sommes-nous liés entre nous par une sorte de source commune à tous ? Alors que beaucoup revendiquent l'égalité, sommes-nous réellement et véritablement prêts à vivre ainsi ?

Sommes-nous prêts à ne plus revendiquer de privilèges aussi minimes soient-ils ? Sommes-nous prêts à donner à l'autre ce dont nous croyons manquer et dont nous croyons éprouver le besoin ?

Est-ce que moi ,je suis prête à me contenter de ce que j'ai pour être qui je suis ? Est-ce que je suis prête à me contenter de qui je suis pour avoir ? 

Qu'est-ce que c'est que l'égalité ?

Est-ce que c'est une reconnaissance ou est-ce un objectif ? Juridiquement, l'égalité en droit est une reconnaissance. Elle a souvent été niée et elle l'est encore mais en effet, d'un certain point de vue, l'égalité est une vérité qui nous préexiste. Pourtant, elle est encore souvent perçue comme un objectif de société. J'écris en 2019 et quelque part je suis même outrée que le monde n'en soit qu'à ce niveau de conscience. 

Quand je vois les gilets jaunes, les crises sociales qu'elles soient collectives mais aussi individuelles. Quand je vois les scandales politiques, économiques, environnementaux, religieux etc... je n'ai pas l'impression de vivre avec dans une société humaine. Tout ça semble irréaliste. De la science-fiction ! 

Quand je vois les justifications qui sont apportées par tout un chacun. Quand je vois les baratins ternes, austères, vengeurs que tout le monde sert à longueur de temps, mais qu'est-ce que c'est fatigant !! Le bon, le mauvais, le con, la conne, etc. Qu'est-ce qu'il y a de productif à utiliser de l'énergie, des ressources, du temps, de l'argent à déblatérer sur ce dont on ne veut pas ??

Est-ce que la reconnaissance d'un droit égal d'expression à toute personne est forcément positif ? Oui, mais il contient aussi forcément un aspect négatif. Est-ce qu'il faut passer des heures, des jours, des années, des millénaires à débattre au sujet de quelque chose, de sa nature bonne ou mauvaise ?!

Est-ce qu'utiliser ce temps pour réellement rayonner notre croyance en l'égalité n'est pas plus productif pour vivre notre idéal ?

Et si notre idéal n'est pas l'égalité parce qu'aussi minimes soient-ils, nous préférons bénéficier de privilèges au nom de notre individualité, assumons-le ! Exprimons le ! Revendiquons que l'égalité ne nous paraît pas être un principe pertinent dans une société humaine.

 

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04 février 2019

Depuis des années, je me sens comme une grande gueule refoulée qui en devient frustrée et aigrie :-)

Depuis des années, je me sens comme une grande gueule refoulée qui en devient frustrée et aigrie.

Oui, j'ai des idées et une façon de m'exprimer plutôt provocante qui peuvent même s'avérer blessante ou choquante.

J'ai déjà tenté plusieurs fois de diffuser ce qui fait que "ça c'est moi" et ça peut être intéressant à la vie, à soi, aux autres, de le partager. Ne serait-ce que ce matin, j'ai tenté et j'ai laissé tomber, j'ai supprimé le blog que j'avais créé sur overblog et j'ai tout de suite voulu en recréer un mais ça ne fonctionnait pas et me voilà sur canalblog à partir de mon compte facebook ouin ouin ouin...

Pour de nombreuses raisons, je reconnais que je n'ai pas un comportement exemplaire et que de ce fait je n'ai de leçon à donner à personne et pourtant, peut-être qu'un comportement dont l'exemplarité fait défaut est déjà en soi une leçon.

Les "mauvaises personnes" n'enseignent-elles rien aux autres personnes ? Les "bonnes".

Les "bonnes personnes" n'ont rien à apprendre de qui que ce soit...Hahahaha. Leur évolution est achevée et elles n'existent que pour commander, contrôler, juger, condamner, accuser, dénoncer, sanctionner, culpabiliser ?

Je pensais que les "bonnes personnes" préféraient pardonner, enseigner, comprendre. Je pensais que les "bonnes personnes" exprimaient des recommandations plutôt que des ordres, expliquaient plutôt que d'abêtir, corrigent plutôt que punir.

Je choisis de ne pas hiérarchiser les personnes. Encore moins dans des catégories qui portent les noms de "bonnes" et "mauvaises" personnes. En quelque sorte, j'ai l'impression d'avoir dépassé les concepts de "bien" et de "mal". Je reconnais que chacun puisse se faire une idée de ce qui était-est-serait-sera "bien" et de ce qui était-est-serait-sera "mal".

J'apprécie moi-même de distinguer ce qui me semble "bien" et ce qui me semble "mal", ce qui semble "procurer du bien" et ce qui semble "procurer du mal".

Cependant, je reconnais que le "mal" a sa raison d'être. Je n'ai d'ailleurs pas toujours bien compris ni accepté pourquoi il en est ainsi. Je reconnais que l'objectif est sa disparition. Je reconnais que combattre le "mal" ne l'éradique pas mais le nourrit. Je reconnais que le "mal" peut disparaître par l'acceptation, l'amour et la tolérance du "mal" par le "bien".

Je reconnais que c'est difficile de ne pas répondre au mal par le mal lorsqu'on n'accepte pas d'être la cible d'un évènement que l'on qualifie de "mauvais".

Pourquoi le qualifie-t-on de "mauvais" ? Est-ce que ce n'est pas exactement la condition pour exprimer ce qui nous semble "bon" ? Pour incarner le "bon".

Oui, j'ai tant de sujets à dévoiler que je ne trouve pas dans l'esprit des gens. Je ne m'y retrouve pas et en même temps c'est justement source d'émotions, de pensées, d'idées qui fusent dans tous les sens. Dans un sens, je dis merci.

Depuis des années, je suis persuadée qu'il me faut organiser ma communication, qu'il me faut d'abord parvenir à un certain niveau de perfectionnement avant de pouvoir me lancer concrètement mais là tout de suite, je suis heureuse de m'être lancée sans avoir répondu à toutes ces questions de forme. Je sais ce que je pense concernant de nombreux sujets et j'écris point. 

Je pense que si je sens qu'il est nécessaire que je m'exprime, il n'est plus nécessaire de remettre à plus tard. 

 

 

Posté par jessicatoomuch à 18:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]